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Quelle école pour demain ?

Publié le par Ana Molko

Quelle école pour demain ?

Ma fille de 7 ans est rentrée de l'école en me racontant que Timéo lui a ordonné de ne plus boire de lait de vache et lui a expliqué des trucs gores sur la façon dont le lait industriel est récolté. Outre le fait qu'elle aime le lait de vache, n'a aucune intolérance ou allergie et qu'elle n'aime aucun autre lait, je me suis interrogée sur les informations qui étaient échangées à l'école et en quoi cela pouvait être néfaste. Et si c'était l'instituteur qui leur disait ce qu'ils devraient ou non boire ou manger ? Autrefois, la vie des uns et des autres était assez similaire, autant sur la nourriture, que sur l'éducation, sur les activités à la maison. Seule la religion variait et elle était interdite à l'école. Mais aujourd'hui, nos vies sont bien différentes, plus personne ne regarde le même programme à la télé (s'ils en ont une chez eux) pour en parler le lendemain dans les cours de récré.

Quelle école pour demain ?

L'autre jour au café des parents, une maman avait apporté un gâteau et s'est retrouvée tellement gênée d'informer tout le monde qu'il y avait du gluten et du lactose et qui plus est qu'il était blindé de beurre, bref un gâteau au yaourt traditionnel quoi ! Mais aujourd'hui, nous voulons couper court avec les traditions. Nous voulons révolutionner le monde contre tous ceux qui traitent la population comme une masse de gros cochons à nourrir n'importe comment et surtout à formater et à exploiter jusqu'à la trogne. Le problème est bien là, il y a vraiment des abus de toute part surtout en agroalimentaire. Je suis toujours aussi choquée de tous les cancérigènes qu'on fout partout pour que le produit soit juste plus beau (sérieux mourir pour une tranche de jambon plus rose que les autres :-( ).

Quelle école pour demain ?

Bref, la question n'est pas là. En première, en cours de sciences économiques et sociales, Madame Lecluse nous apprenait que l'école était une instance de sociabilisation, une des premières étapes dans la vie d'un être humain pour se confronter à ses pairs et pour apprendre à vivre ensemble, à suivre des règles pour que la liberté des uns s'arrête bien ou commence celle des autres.

Quelle école pour demain ?Quelle école pour demain ?Quelle école pour demain ?

Aujourd'hui, j'entends d'autres discours, sur une "institution archaïque" qui transformerait de joyeux bambins en moutons décérébrés et victimes d'un lavage de cerveau. Ou pire que les professeurs sont des adultes frustrés qui ne sont là que pour faire passer leur colère et leurs regrets de vie avec une forme de plein pouvoir et de jouissance à traumatiser de petits êtres innocents. Il y a un fossé entre ces deux interprétations. J'avoue que moi-même, je m'y perds, je trouve qu'il y a du vrai dans les deux.

Quelle école pour demain ?Quelle école pour demain ?Quelle école pour demain ?

L'éducation nationale doit être réformée, car il y a des enseignements obsolètes ou des méthodes à assouplir. Mais l'école est fondamentale dans la cohésion de la société non ?

On voit de plus en plus de vidéos comme celles qui suivent pour proposer des méthodes alternatives. Je ne vois rien de mal à déscolariser son enfant et à ce qu'il choisisse ce qu'il veut étudier. En sois, c'est assez merveilleux. Mais comme tout, je ne peux m'empêcher de voir plus loin, et si tout le monde faisait ainsi ? Aurions-nous encore des choses en commun ?

Si nous développons à fond les spécificités de chacun, que nous n'étudions plus les mêmes choses, que nous n'avons plus le même système d'éducation, ni avec la cellule familiale, ni avec l'école (puisqu'elle tendrait à disparaître) pourrions-nous vivre ensembles ? Travailler ensembles ? Et quand est-il de tous les codes sociaux, vous savez ce qui se fait ou non ? Au-delà de se tenir bien à table, ou de coucher ou non le premier soir, de la politesse, de savoir quand on harcèle quelqu'un au téléphone ou non ? Je ne sais pas vous voyez ce que je veux dire ?

 

 

Et pour ce qu'il en est de ceux qui se battent pour le droit à l'école ? Les enfants qui travailleraient avec leur parents s'ils n'étaient pas forcés d'aller à l'école ?  Je pense que beaucoup n'auraient pas accès à internet et aux informations essentielles pour leurs apprentissages s'ils devaient se former à la maison sur l'école de la vie comme la jeune fille ou le jeune garçon des vidéos.

Nous avons tous des souvenirs associés à l'école, bons ou moins bons, parfois les galères renforcent les amitiés, qui d'ailleurs n'auraient peut-être pas existé sans la salle de classe.

J'ai peur aussi quand je vois le tissu social surtout en métropole avec les divers attentats que vous avez connus, les gens ont peur. Ils sont de plus en plus repliés sur eux-mêmes, de plus en plus accro aux réseaux sociaux et je pense que de ne pas sortir pour aller à l'école pour construire un avenir à plusieurs, peut-être assez dangereux pour la société.

Quelle école pour demain ?
Quelle école pour demain ?

 

Par ailleurs, l'école est du domaine public, elle permet également d'exposer des problèmes familiaux, comme des problèmes de santé (contrôle de la vue, l'ouïe, etc.), la maltraitance physique ou psychologique.

Les meurtres aussi, car on remarque l'absence d'un enfant qui ne se présente pas à l'école, mais dans le cas d'une famille isolée dont les enfants seraient déscolarisés, aucun signalement ne serait fait.

 

Quelle école pour demain ?

Je pense que ce qui pousse à ce genre de révoltes de la société est une bonne chose, une aspiration à plus d'autonomie, plus de liberté et de respect. Bref un système plus anarchique (dans le vrai sens du terme) mais pour que l'anarchie fonctionne, il faut des individus éclairés et éduqués, car l'ignorance nous amène à des comportements violents dictés par la peur. Alors pouvons-nous accéder à une indépendance supérieure sans finir par nous entretuer ?

Bref, je m'interroge beaucoup sur ce sujet et j'aimerais avoir vos opinions, à conditions bien sûr qu'ils soient constructifs, il ne s'agit pas de savoir si vous être pro ou anti-école, mais plutôt qu'elle serait votre vision d'un système qui fonctionnerait et qui n'aurait pas de dérives inquiétantes.

 

D'ailleurs, j'espère n'avoir vexé personne dans mon questionnement qui se veut bienveillant. Je ne cherche qu'à faire avancer le débat pour les miens et moi-mêmes. Merci et à très vite !

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LES PARTICULES ÉLÉMENTAIRES (art. non scientifique)

Publié le par Ana Molko

LES PARTICULES ÉLÉMENTAIRES (art. non scientifique)

Hello ça fait un bail, hein ? Bein me revoilà pour vous parler de métaphysique, de spiritualité, enfin surtout pour vous parler de la vie :-) Ne prenez pas peur, rien de trop sérieux comme d'hab !

Depuis toute petite, je me suis toujours sentie spéciale, différente.

Peut-être un sentiment éprouvé par beaucoup. Je n'étais pas vraiment un mouton noir pour autant, j'étais juste à part.Ce sentiment d'être une extraterrestre m'a suivi et je me demandais si j'étais destinée à des choses communes aux autres où si j'étais connectée à quelque chose d'impalpable.

 

LES PARTICULES ÉLÉMENTAIRES (art. non scientifique)

Difficile de l'expliquer alors j'imagine pour vous à quel point ce doit être dur à comprendre.

On va réessayer :-) Disons que quand j'étais enfant, j'étais ce que l'on appelle une vieille âme.

De plus, mon monde intérieur était sans borne, bien plus énorme que ma réalité et il me protégeait de tous les aléas disséminés sur le chemin. Les psychologues appellent ça avoir "une créativité atypique". C'est comme un iceberg entre ce qu'est ma réalité (partie visible) et ce que représente mon imaginaire (partie immergée).

Alors que "normalement" (qu'est-ce que la norme, ok) c'est l'inverse.

Ca me procurait un sentiment de liberté intense, car je n'avais pas vraiment l'impression d'appartenir à un monde concret, net et précis, mais plutôt d'appartenir au vent, à la nature, à une autre dimension que celle des enfants de mon âge ou même de ma famille.

Comment ne pas avoir l'air totalement perchée avec un discours pareil, hein ? Une espèce de mélange entre Jean-Claude VAN DAMME , very "Aware" et Francis LALANNE quand il s'en prenait à "ses ronds-de-cuir". Pourtant, moi, je n'ai jamais touché à la coke lol.

Bref, ça me fait un peu bizarre de parler de tout ça ici, car c'est vraiment personnel mais je crois qu'il n'y a que comme ça qu'on peut réellement toucher les gens et leur donner à réfléchir, non ?

Parfois, en allant au collège, une brise m'emportait et j'avais vraiment la sensation que j'allais partir en multitude de particules libres, sans enveloppe corporelle, sans contour restrictif.

J'avoue avoir perdu cette sensation, ou plutôt choisi de l'abandonner. J'ai rencontré ma chère Lilly GRUNGY. Et même, si parfois ça été un conflit intérieur énorme, (car l'amitié ce lien qui demande une constance, une réciprocité, qui demande juste d'être, était un lien, une chaîne, une entrave à mon évaporation) je ne pourrais jamais regretter une telle amitié. Je lui dis merci de m'avoir permis de faire consciemment ce choix, celui de vivre :"CHOOSE LIFE" comme le dit si bien Marc RENTON (si vous ne connaissez pas aller voir TRAINSPOTTING, le film, c'est essentiel).

J'ai abandonné cette sensation de partir en puzzle pour m'ancrer dans la réalité, un choix progressif mais sûr entre 10 ans et 18 ans, je dirais. Et j'ai fait le parcours qui me permet à 33 ans d'avoir au moins quelques certitudes dans mon sac.

[Au passage, je l'ai ressenti à nouveau en lisant l'Ethique de Spinoza en première année de fac de philo. Une épiphanie, un regain de ce sentiment d'appartenir au monde, que dieu est tout et que du coup nous en faisons tous parti. Un sentiment très fort d'appartenance et surtout de se savoir utile et signifiant. Quelque chose de très bouddhiste.]

Je rencontre des gens qui me disent être partis eux, du concret, de ce joli carcan fabriqué par papa et maman. Cette enveloppe portée comme un costume trop serré, une existence creuse, insipide imposée par le "ce qu'on attend de nous". Puis un jour, le carcan se brise, ou le déni lève son voile, et ils réalisent qu'ils ne sont rien d'autre que des particules ballottées dans le vent. Faire le "twist" dans ce sens est assez violent et ils savent plus qui ils sont ni comment avancer dans la vie. Faire des choix signifie tuer des options, et ils se dispersent comme ces millions de poussières dans le vent avec un sentiment de vide.

A 15 ans on s'imagine qu'arriver à 30 ans on sera des adultes responsables, qu'on aura atteint un niveau de d'acquisition de la vie satisfaisant. Mais arrivés en haut de la montagne, combien éprouve cette sensation d'être toujours en chantier et de ne pas avoir atteint l'état qu'on attend de nous à ce fameux âge adulte ?

Peut-être à nous de redéfinir ce qu'est un adulte et d'oublier ce que la société et tous les modèles nous imposent et de chercher avant tout à apprendre à nous écouter, et à nous

connaître. Avancer avec paix et harmonie et ne plus avoir peur du vide. 

J'aime beaucoup cette citation de Julien GREEN postée récemment sur ma page Facebook "Il y a du vertige dans la décadence, et chacun de nous, tiré du néant ressent parfois la nostalgie du néant." Je l'aime parce que, je trouve, elle met des mots sur cette sensation de nostalgie du néant et elle le démystifie. Personnellement, les pensées suicidaires me sont totalement étrangères, je n'en ai jamais eu, mais je sais qu'elles sont communes à beaucoup, et que cet appel de maman néant qui veut sont petit auprès d'elle, l'image assez bien.

LES PARTICULES ÉLÉMENTAIRES (art. non scientifique)LES PARTICULES ÉLÉMENTAIRES (art. non scientifique)LES PARTICULES ÉLÉMENTAIRES (art. non scientifique)

Apprendre à se connaître, arrêter de culpabiliser et à s'aimer son les clefs pour survivre dans ce monde froid et de plus en plus sans âme. Je vous souhaite à tous de vous rapprocher le plus possible du bonheur et de l'apaisement. A tout bientôt <3

LES PARTICULES ÉLÉMENTAIRES (art. non scientifique)

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The more you suffer, the more it shows you really care, right ? SELF ESTEEM

Publié le par Ana Molko

The more you suffer, the more  it shows you really care, right ? SELF ESTEEM

Après avoir précédemment fait l’apologie de l’imaginaire comme échappatoire, aujourd’hui, je me fais l’avocat du diable ;-) Stoppons la fuite, tournons nous vers la psychologie et sur ce grand précepte à la mode « LA CONFIANCE EN SOI ».

Nous vivons dans un monde bien étrange, nous ne savons plus à qui demander de l’aide pour garder un enfant ou pour porter un meuble, pour créer des choses collectivement, compter sur les autres, y mettre des attentes et ne pas être blessés, déçus. Nous ne savons plus de quoi nous sommes capables à plusieurs. Nous nous replions sur nous et nous souffrons, nous faisons face de bien des manières à l’insécurité. Ce monde d’adultes qui nous entoure a perdu de sa convivialité, bien sûr pas tous !

Peu prennent le temps de s’organiser entre amis des soirées jeux, ou avec leurs enfants.

Mes miens et moi, faisons mesure d’exception ;-) (On joue !)

C’est pourtant indispensable pour créer la solidarité, la confiance et pour désamorcer les conflits. Nous sommes accrochés à nos moyens de communications, et nous chantons « Métro boulot dodo », la seule chose que nous faisons ensembles c’est la queue au supermarché !

The more you suffer, the more  it shows you really care, right ? SELF ESTEEM

Nous nous retrouvons simultanément livrés à nous même et poussés à une hyperactivité qui mène à l’épuisement, à l’agressivité contre les autres ou contre soi, car la barre de la demande sociale est placée trop haut. C’est l’ère du « faire-semblant » plongés que nous sommes dans une crise de sens et une perte de repères. Nous sommes pris dans une marche macabre telle une chaîne de montage d’usine et nous n’avons pas le temps de prendre du recul ou d’avoir un avis critique.

The more you suffer, the more  it shows you really care, right ? SELF ESTEEM

Fragilisés, découragés, nous finissons par croire que nous n’avons pas d’autres choix que de subir, que nos forces intérieures ne sont pas en mesure de s’opposer à la dégradation de notre univers, et que nous ne sommes plus adaptés à ce monde aux exigences accrues. Nous sommes finalement convaincus, qu’il nous faut saisir les plaisirs futiles où nous les trouvons, sans trop penser à l’avenir, de manière incroyablement fataliste. Ainsi, toutes ces séries sur la fin du monde, qui sont apparues comme pour nous préparer à ce qui pourrait nous arriver (LAST MAN ON EARTH, THE WALKING DEAD, YOU ME AND THE APOCALYPSE, CONTAINMENT, etc.) Et nous, on gobe ça comme si c’était une jolie petite histoire à entendre, et non des événements contre lesquels se révolter. Ce détachement fait, certes, moins souffrir que la renonciation mais nous ne ressentons plus le merveilleux sentiment d’implication qui nous consolide psychiquement (cf. Jean-François GRAVOUIL) « Pour contrer la peur, l’impuissance, pour se préserver de l’apathie et de la résignation, mais aussi pour remobiliser nos forces et sortir de la solitude, seul vaut en effet l’engagement dans le réel ». Il rajoute qu’il est d’accord Albert Camus lorsqu’il écrit : « Je me révolte donc nous sommes ». Individuellement ou collectivement, nous devons continuer d’affronter l’absurdité du monde. La regarder en face, mais ne pas s’y résigner.

The more you suffer, the more  it shows you really care, right ? SELF ESTEEM

Nous sommes dans ce monde assombri, lobotomisés par les téléréalités, les start-up qui fleurissent à tout va, et le tout, tout de suite. Internet nous procure le savoir (infos, ou autre DIY « DO IT YOURSELF », sur Youtube on trouve des vidéos pour apprendre à faire presque tout  : du maquillage au bricolage en passant par la musique).

 

[WTF ??? le bloc note de scrubs pour les co-chefs ;-)]

Carlos STRENGER estime que le mythe du « just do it » repose sur une double illusion : l’idée que nous pouvons nous inventer, nous modeler à notre convenance et une image biaisée de la liberté comme absence de limites. Or, nous sommes, comme le disait le philosophe Martin HEIDEGGER (tout comme Maxime LEFORESTIER), « jetés » dans l’existence : nous ne choisissons ni nos parents, ni notre corps, ni le contexte dans lequel nous naissons (on choisit pas non plus les trottoirs de Manille, de Paris ou d'Alger pour apprendre à marcher).

Plus sérieusement, nous avons tous ou presque, une grande sensation de vide, lié très fortement à ce sentiment de manque d’estime de soi. Selon le philosophe, les causes de cette impression prendraient racines dans le fait que c’est en façonnant les contraintes et les tragédies de nos identités, en les transcendant d’une façon aussi pleine et créative que possible que nous trouvons notre liberté et la perception si précieuse de mener une vie significative.

Il est clair qu’avec les réseaux sociaux, nous assistons à des rapports de compétitions parfois violents et surtout stressants, avec une surenchère de nos succès, une promotion de vie idéale en apparence. Ce modèle entraîne une perte de la réalité. Comme on le disait pour la pornographie, à force de nous faire croire à nous pauvres adolescents, que les ébats amoureux sont dans la performance (corps parfaits, endurance, situations cocasses, etc.) face à la réalité parfois, on déchante ;-)

L’autopromotion, le nombre de like ou d’amis virtuels, dissimulent mal notre vulnérabilité et notre peur de vivre, peut-être même de l’autre.

Où se cache la dignité dans tout ça ?

Comment développer une profonde estime de soi dans un tel contexte ?

The more you suffer, the more  it shows you really care, right ? SELF ESTEEM

Nous nous sentons plus du tout à la hauteur. Mais cette sensation est bien confortable, elle est chaude et réconfortante comme une couverture en pilou-pilou une froide après-midi d’hiver… cette sensation nous sert d’excuse, nous lui attribuons nos ratés, nos inachevés, nos « reportés-au-lendemain ». Elle n’est pas une couverture chaude, elle nourrit une névrose sclérosante. Une maladie insidieuse qui nous pousse à répéter, à rencontrer toujours les mêmes obstacles, les mêmes déceptions, les mêmes impasses qui nous emprisonnent dans notre petite zone de confort. Pour faire en sorte que rien ne change jamais. Bien sûr, cette perspective est latente, nous n’en avons pas conscience. Nous croyons même parfois prendre de grands risques, nous passons d’un travail à l’autre, d’un compagnon à l’autre, mais toujours avec la même équation. C’est une forme de loyauté envers le carcan qui nous a gentiment façonné, envers ce premier 'Nous' que nous voulons protéger, légitimer, et même lorsque qu’il est néfaste ou toxique. Nous devons sortir de cette emprise, oser désobéir à cet autre intériorisé pour développer notre puissance.

 

Nous avons peur, nous ne sommes plus sûrs que l’on puisse nous aimer tel que nous sommes. Je crois que c’est un constat que je fais de plus en plus régulièrement en écoutant les uns et les autres et en lisant entre les lignes. Nous ne trouvons plus l’empathie en face de nous. Souvent j’entends qu’en montrant trop notre vulnérabilité, on agace parfois même on fait fuir les autres. Partout on voit des panneaux nous donnant des conseils du genre « fuis les personnes négatives, ils aiment le mélodrame, trouve ceux qui te tirent vers le haut, bla bla » Dans le doute, nous nous replions de plus en plus sur nous-mêmes, de plus en plus étrangers, méfiants et peureux les uns des autres. L’Autre nous blesse.

Pourtant, reconnaître et assumer sa vulnérabilité est constructeur. Avant de reconstruire une solide estime de soi nous devons apprendre à nous connaître. Nous guérir oui, mais dans la connaissance de soi. Comme le disait Oscar WILDE (et Pépette) « Soyez vous-même, les autres sont déjà pris ». Inutile de vouloir être ce que nous ne sommes pas. En tendant les bras vers un modèle inaccessible, comme le faisait Narcisse dans son mythe, c’est la noyade assurée…

The more you suffer, the more  it shows you really care, right ? SELF ESTEEM

En nous appuyant sur nos failles, nous pouvons acquérir la certitude réaliste et concrète que nous disposons des ressources intérieures nécessaires pour faire face aux situations qui s’imposent à nous.

Faisons un état des lieux, le plus objectif possible et partons de là. Si nous ne voulions jamais nous permettre d’aller mal, et être dans un élan permanent, faire le bélier, nous aurions une perception réduite de ce qui nous entoure. Nous devons prendre le temps de nous arrêter et d’observer. Considérer les obstacles permet de mieux les franchir. Les nier mène droit à l’échec. Marie BALMARY nous dit quelque chose de très beau et très parlant pour moi (de la pure poésie ^^) « nous venons au monde inachevés, incapables de nous déplacer ou de nous nourrir, dépendants des autres. Et nous passons ensuite une bonne partie de notre vie à nous consolider, avant de nous protéger contre notre inéluctable disparition ». (Non mais sérieux, c’est beau non ?)

Elle conclut qu’il ne faut pas nier cela sinon « chacun se retrouve seul avec sa fausse force » isolés des autres, et elle ajoute « ce que la force ne peut la fragilité le peut ». (Eh ouais !!)

The more you suffer, the more  it shows you really care, right ? SELF ESTEEM

Pour finir je vais emprunter une fois encore des mots plus sages que les miens ^^

D’abord, mon frère qui m’a dit « trouve quelque chose que tu aimes vraiment et vas-y à fond » et enfin
Anne DUFOURMANTELLE qui énonce et je cite « qu’avant de pouvoir agir en toute conscience, nous devons nous affranchir des logiques névrotiques : en cessant de considérer que « la vraie vie commence demain », plus tard, quand nous serons prêts, suffisamment confiants, minces, forts, que sais-je ? Ensuite, nous devons dépasser la logique binaire du « tout ou rien » : être le premier ou rien. La voie de la douceur me paraît ici encore la meilleure stratégie. Commencer à jouer trois notes, sans attendre d’être concertiste. Nul besoin d’avoir confiance en soi pour effectuer ces micropas. C’est ainsi que la puissance intérieure se reconstruit. Un pas après l’autre. »

The more you suffer, the more  it shows you really care, right ? SELF ESTEEM

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La vie c'est ce que t'en fais ;-)

Publié le par Ana Molko

La vie c'est ce que t'en fais ;-)

J'ai toujours été perturbée par cette citation qui dit "mieux vaut faire de sa vie un rêve que de rêver sa vie". Bien sûr que c'est génial de vivre des aventures extraordinaires. Mais en quoi le fait de rêver sa vie serait une tare ? J'ai une imagination débordante. La part de cette imagination est bien plus importante que le réel, on parle de créativité atypique. Et franchement étant assez cérébrale, j'ai longtemps préféré rêver les choses plutôt que de me lancer dans l'aventure du réel. Dans le fantasme tout va si loin, tout est si beau et si intense et les possibilités sont infinies !! La réalité est si fade à côté...

La vie c'est ce que t'en fais ;-)

Cela me fait penser à cet épisode d'Ally McBeal, In Dreams, dans lequel une professeure mourante fait un procès à un hôpital pour être plongée dans un coma artificiel afin de vivre dans ses rêves en non-stop avec son mari et ses enfants imaginaires.

Cela pose de problèmes d'éthique. Le fait de vivre dans une réalité altérée, correspond-il au fait d'être aveuglé, ou dans le mensonge, l'hypocrisie, les faux-semblants. Est-ce vraiment malsain, comme une déficience psychologique ?

La vie c'est ce que t'en fais ;-)

La philosophie de Descartes à la sauce Matrix, pourrait être résumée par cette interrogation : ce sont bien deux mondes qui s’entrechoquent. Le monde intelligible dit monde réel, face au monde sensible dit monde de l’illusion. Deux mondes et une inconnue : quelle est la véritable place de l’homme et dans quel monde est-il sensé la trouver ?

Le monde semble penser que pour chacun la vérité prône, que notre conscience nous pousse à aller vers le vrai toujours, qu'une fois qu'on sait que notre "réalité" n'est pas la bonne nous choisirons forcément d'aller voir c'est quoi le vrai, ou pire que si on connaissait le vrai du faux, on irait vers le vrai.

Moi, quand je vois le film bien sûr, je kiffe les images, l'ambiance, l'histoire, la référence à Descartes, mais je ne peux m'empêcher de me dire que je préfère cette putain de réalité virtuelle à leur vaisseau froid humide et sombre, leur bouffe insipide et la traque des machines... Au choix je préfère être maintenue dans une bulle, à bonne température, avec une vie plus décente, même si elle n'est qu'illusion.

Pour beaucoup il n'y a rien de décent à être exploité par des machines, comme une vulgaire pile. Mais la vie des humains dans ce cocon n'est pas si horrible que ça, pourquoi vouloir faire passer le réel avant tout, la vérité comme un absolu qui nous hypnotise tous ?

La vie c'est ce que t'en fais ;-)

Revenons à Descartes, dans sa Première méditation métaphysique, il évoque le « doute hyperbolique »: ne se pourrait-il pas que nos sens nous trompent tout le temps, comme dans le rêve ou la folie ? De quoi le monde extérieur est-il composé ? Mais existe-t-il un monde extérieur à l’esprit qui connaît ? Qui ou qu’est-ce qui nous assure qu’il n’est pas une illusion ? Dans ce cas, on dira qu’il n’existe que un ou des esprits…

Pour Descartes nous sommes condamnés à être bercé d'illusion et il aimerait plus que tout en sortir, pour lui nous n'avons pas de choix, la similitude avec Matrix s'arrête là. Plus trop question de pilules de couleur, il écarte un choix, il veut juste lever le voile de l'erreur en appliquant son doute méthodique.

La vie c'est ce que t'en fais ;-)

Bref, on nous demande si nous savons faire la différence entre le rêve et la réalité, pour discerner par exemple des psychoses. Si nous avons totalement conscience de cette distinction, mais que l'on choisit de vivre dans l'illusion, quel est le véritable mal ?

Même le déni, qui inclut une contraction entre la conscience et l'inconscience, peut avoir un rôle protecteur et salutaire.

Se divertir en lisant, ou en regardant des films etc... C'est une façon de vivre d'autres vies, et d'échapper à notre quotidien. C'est aussi ressentir diverses émotions, parfois carrément grandioses, à travers des histoires fausses.

La vie c'est ce qu'on en fait, que ce soit de trouver de beaux films à projeter sur le grand écran de notre conscience, par le biais du rêve, de imagination par toutes formes d'art et ce qu'il nous inspire, ou de vivre de folles aventures, des sensations fortes, sports extrêmes, des voyages exotiques... La vie est ce que nous percevons et tout se passe au final dans notre tête...

La vie c'est ce que t'en fais ;-)
La vie c'est ce que t'en fais ;-)

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Après une pause nécessaire !!

Publié le par Ana Molko

Après une pause nécessaire !!

Une petite (graande) pause s’est imposée après mon pétage de plomb de la dernière fois. Mon voisin construit un garage et je me sens oppressée de cette situation. Je subis par moments des phobies sociales, et voir des inconnus à 50 cm de ma fenêtre dès 6 heures le matin, sans café, et tous les matins qui plus est, c’est terriblement indisposant pour moi… Mais bon.

J’ai du mal à me retrouver avec des groupes de personnes même quand je les connais bien et j’ai du mal à être avec de nouvelles personnes même en petit groupe. Je ne supporte pas les échanges de banalités, les conversations superficielles. J’aime partager les valeurs fondamentales de nos vies, nos réflexions métaphysiques, philosophiques ou juste des questions très cons qui ne peuvent pas me faire briller en société.

Du genre, est-ce que les vegans nourrissent leurs animaux domestiques carnivores avec de la viande ? Pourquoi les personnages dans la tête de Riley (VICE ET VERSA) sont-ils mixtes alors qu’ils sont exclusivement féminins chez sa maman et exclusivement masculin chez son papa ? Pourquoi dans DORA L’EXPLORATRICE la carte est roulée et déroulée quand elle explique le chemin à prendre ?? Et bien, bien, bien d’autres sujets tout aussi cons les uns que les autres… Bref je suis une personne atypique. Et souvent les autres, quand je parle, lèvent les yeux au ciel. Ou régulièrement, on me laisse entendre que je ne suis pas claire dans ma façon de m’exprimer. Je trouve cela très blessant. Cela ne m’a jamais posé de problème d’être une PHOEBE BOUFFAY dans mon enfance ou dans mon adolescence. Petite, je parlais aux animaux, j’avais une dizaine d’amis imaginaires, j’étais très solitaire, mais mon monde intérieur était tellement "réel" il en était presque palpable et ainsi je pouvais y entraîner d’autres personnes, quoi juste Liline mon inséparable, hein, elle avait le pass VIP sur mon cœur <3. J’étais perçue par tout mon entourage comme une enfant très spéciale, une enfant lumière. (Oui je suis THE SHINING, sauf que je n’écrivais pas REDRUM partout ;-) et que mon père n’a jamais essayé de me tuer !) Adolescente, absolument toutes les personnes que j’ai rencontré m’ont dit "toi, t’es la personne la plus bizarre que je n’ai jamais vu !!" et vous savez quoi j’adorais ça !! Bizarre c’est pas forcément la gamine cheloue qui ramasse les chewing-gums dans le fond de la cour, (heuuurrrr Sandrine D* beurk !!!) mais ça laisse beaucoup de place pour le génial, pour l’inédit, le révolutionnaire… Et j’aime à penser que je l’ai été à ma façon. J’ai toujours eu une chance incroyable dans mon parcours d’attirer à moi les personnes les plus fabuleuses dans les 10 km à la ronde :-D. Au lycée nous avons recréé un monde à nous. À la fac, ce monde s’est nourri de toutes les influences culturelles, artistiques, créatives, philosophiques et psychologiques qui nous entouraient (c’est là que j’aurais dû écrire un livre, pour sûr il aurait vraiment mérité le détour). Mais vers mes 25 ans peut-être avec ma maternité, ma place sociale de tarée bizarre a pris une large connotation péjorative et les doutes sur mon identité m’ont assailli de toute part. J’ai fini par retrouver ma stabilité émotionnelle et psychologique mais dans ce long processus je me suis beaucoup heurtée à moi-même. J’ai essayé de me faire rentrer dans un moule qui ne me correspondait pas du tout. Et j’ai tapé très fort et j’ai essayé de toutes mes forces de faire rentrer ma fille dans ce moule également. J’ai voulu à tout prix qu’on soit normal. Grosse erreur. Le poids de la société. L’image que les autres mamans m’ont renvoyée m’a beaucoup fait souffrir, et les attaques contre ma fille trop si ou trop ça m’ont meurtries plus que tout.

Alors j’ai pris du recul. Je suis rentrée dans ma famille et j’ai fait un véritable retour aux sources/psychothérapie/happy end. (Merci à toute ma famille pour ces vacances 2015 qui ont sauvé ma santé mentale, mes rapports avec ma fille et par ricochet avec mon fils et mon mari, et pour toutes les heures d’analyse évitées pour nous 4).

J’ai enfin compris cette magnifique phrase qui a pris tout son sens dans ma vie. "ACCEPTER SA MATERNITÉ C’EST FAIRE LE DEUIL DE L’ENFANT IDÉAL ET DE CE FAIT, FAIRE LE DEUIL DU PARENT IDÉAL".

Elle a raisonné et raisonné en moi pendant des mois. Et elle a tout remis en place avec la bonne perspective. Je travaille sur moi, par le biais de l’écriture et par d’autres biais plus personnels. Je travaille sur ce constat qui veut qu’un enfant atypique c’est mignon, tant qu’il ne torture pas de petits animaux, qu’une jeune femme excentrique c’est super fun, mais qu’une mère et femme responsable est un danger pour la société si elle exprime ses différences. En gros une personne qui a un grain, une araignée au plafond etc. Et même si je ne suis absolument pas dangereuse ni moi, ni pour mes enfants même si je suis loin d’être incompétente, pour la première fois de ma vie je me sens vraiment incomprise et j’ai la sensation de ne pas être aimée dans ma totalité, car une partie essentielle échappe à mon entourage, l’image qu’on me renvoie de moi n’est pas plaisante, elle est déformée. Alors, me direz-vous, change de miroir tout simplement !!

Après une pause nécessaire !!

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Petit traité du comment du pourquoi on veut être soûl à 10h du matin...

Publié le par Ana Molko

Petit traité du comment du pourquoi on veut être soûl à 10h du matin...

Bon des journées pourries, on en a tous connues. Les réseaux sociaux servent aussi à s'en décharger...

Petit traité du comment du pourquoi on veut être soûl à 10h du matin...

Certains jours, je me dis que je reviendrais bien en arrière. Je sais, je ne suis qu’une sale petite ingrate. J’ai la maison la golden retriever, le mari (super-beau et super-intelligent), deux enfants magnifiques, en bonne santé et très intelligents (un peu trop, c’est un des problèmes). Et je voudrais revenir à cette belle et douce période de doutes et d’incertitudes quant à mon avenir… Mes 20 ans…

Parce qu’il y a des jours comme aujourd’hui, où j’ai juste envie de me saouler pour rendre le quotidien moins lourd… Burn-out ? C’est le mot du moment, comme l’hyperactivité d’il y a quelque temps… Expressions dans l’air du temps, la douce époque du stress et de pollution de toute sorte. Bein ouais, peut-être, ou… Et si j’avais juste envie de dire d’horribles choses et que vous soyez là pour me juger bien comme il faut ? C’est ça, quelquefois je voudrais tout recommencer et partir en solitaire faire de l’humanitaire, ou devenir une carriériste esseulée mais super-forte et féministe.

Et abandonner tes deux merveilleux chérubins, les prunelles de tes yeux ?

(Ooouuu ne me lancez pas sur le sujet aujourd’hui !!) Non, mais quoi, si je ne les avais jamais eus, je n’aurais jamais su à côté de quoi je passais !! J’aurais adopté un trentenaire à la soixantaine, tranquille.

Et ton amoureux, tu l’aurais laissé tomber ??

Oh ! C’est bon, j’étais une grande fan d’Ally Mc Beal, alors autant dire que je pensais comme elle, que certaine personne ne sont juste pas programmée pour le bonheur… En plus, j’ai des supers copines :-)

La voiture qui ne démarre pas ton mec qui part taffer avec ta caisse (bein oui, j’ai insisté !) et les gosses qui ne vont pas à l’école, qui sont interdits de télé la semaine et qui sont totalement enragés de connerie… Toi qu’a une tonne de taf prévu et qui fini comme une conne par te plaindre sur ton blog parce que t’as tellement les nerfs que t’es bonne qu’à ça… Le petit qui ouvre et referme 18 fois le congel alors qu’il fait 40 degrés chez toi, qui renverse le produit anti-moustique en grande quantité sur le sol de ta cuisine (produit presque entièrement à base d’huile) qui découpe des papiers importants, la grande qui te saoule sur le fait que tu n’es pas assez présente dans leur vie pour des activités ludiques comme de la peinture ou de la poterie… Non mais oh !! Jte rappelle qu’à cette heure t’es censée être à l’école !! Et moi, je dois appeler le garagiste, l’assurance, gérer la dépanneuse en plus des tâches, essayer par tous les moyens de faire marcher cette peste d’imprimante sur Vista, qui ne veut pas sans le pilote WIA et passer 4 heures dessus n’arrange en aucun cas ma Zénitude!!!

Quelqu’un m’a dit un jour, que les enfants sont réellement pénibles à partir du moment où on n’est pas disponible pour eux… On m’a dit aussi, que l’ennuie est la base de toute créativité et ma fille est une JK ROWLING en puissance, alors pourquoi faut-il tout le temps que je me sente harcelée et oppressée quand la journée tourne mal et qu’elle est dans les parages… Comme si tout se mettait à tourner et à se flouter sur les bords avec cette fâcheuse impression que les murs se rapprochent et qu’il fait plus chaud encore qu’en réalité… Oui mes petits zèbres me font suer… Ils sont si adorables parfois que ça m’en fait presque mal… Mais parfois… Les enfants c’est un peu les montagnes russes… C’est à ça que doit ressembler la vie ? Ouais je ne suis qu’une ptite conne qui n’a rien connu du malheur (ou si peu) et qui trouve moyen de se plaindre mais HUME ne dit-il pas "Il n’est pas contraire à la raison de préférer la destruction du monde entier à l’égratignure de mon doigt". Bordel, il a raison !!

Aujourd’hui tout fout le camp ma pauvre petite !! Ya plus de respect !! Ça fait partie des trucs qui me dérangent dans la société et je gratte, je gratte et je retourne tout 20 fois dans ma tête. Ce respect dont on parle tellement… Il manque clairement… Mes enfants ne le comprennent même pas vraiment, (ouais t'as raison avec une mère pareille comment veux-tu ?) pourtant, je suis concernée par leur éducation et mon mari est normal :-)

Quelque chose m’a toujours chagriné dans la façon dont l’éducation parentale a changé ces 20 dernières années. J’avais émis l’hypothèse que les couples ayant de plus en plus de mal à concevoir, la parentalité était de plus en plus un choix, tempéré, calculé et assumé presque à l’excès, comparé à avant où la contraception foirait et que les familles étaient plus nombreuses. Oui, aujourd’hui on choisit d’avoir un ou plusieurs enfants, et on étudie le dossier sur comment on va faire fonctionner le truc… On fait des études de marché, on apprend tout des théories de pédopsychologie… Pourtant, je sentais que ce n’était pas exactement ça le problème. Et je n’arrivais pas à mettre le doigt sur ce qui me gênait dans ces polémiques sur la fessée, sur l’éducation positive et d’être de plus en plus à l’écoute de nos petits, de se mettre à leur niveau et de leur donner une plus grande parole etc. J’ai fait de la philo (que 3 ans hein) et c’est à peu près le seul truc qui ne m’ait jamais motivée dans toute ma scolarité (avec l’art plastique), et j’ai tendance à relativiser et à voir les choses avec détachement pour essayer d’apporter un peu d’objectivité à ma vision (ce qui impossible c’est sûr). Du coup, je m’excuse d’avance pour le manque de sentiment de ces prochaines lignes.

[Jsuis en train de me dire c’est nul quand j’écris ça me soulage tellement je suis déjà désenragée^^ du coup l’article, je le finis ??]

Aïe aïe je suis lancée, calmée, mais lancée… Ma tchatche va prendre le dessus… Pour sûr… Je suis un animal et je fonctionne à l’instinct et en ce qui concerne la maternité, c’est ainsi. J’ai souvent expliqué à ma fille de façon logique pourquoi parfois j’étais dure avec elle. Je lui disais : « la facilité est de te dire oui, de t’empêcher uniquement de te blesser physiquement et encore, pour les grosses blessures… Je pourrais me contenter de te garder en vie, et ne pas chercher à te transmettre de valeur. Mais si tu devenais un être imbuvable, qui te supporterait à part moi et mon amour inconditionnel ? Le but de chaque être humain est le bonheur et si on ne s’adapte pas aux autres, on finit par être seul et la solitude fait mal… Je t’aime et la facilité voudrait que je dise oui à toutes tes demandes loufoques… Mais c’est un acte d’amour le sacrifice que je fais en te disant non, en m’opposant à toi, en te montrant la voie, en te décevant parfois et en te frustrant surtout, car c’est l’essence de la vie et en tant que maman je me dois de t’y préparer". Et elle me dit souvent que si je la gronde c’est parce que je l’aime et que je suis là pour elle, pour lui éviter d’être une horrible petite fille. Et c’est le cas… Elle s’est prise des fessées (je sais c’est l’éducation de la honte, je vis cachée), et elle a été punie et elle sera toujours punie tant que j’aurai une autorité sur elle, et qu’elle l’aura mérité. Bref, je suis là pour elle, on parle beaucoup (trop), j’ai parfois l’impression d’être sa psy, mais surtout, je l’étouffe d’amour chaque jour un peu plus, et ça ricoche sur elle, et elle applique cette éducation sur son entourage… Et je crois qu’en fait le manque de respect des nouvelles générations vient du fait qu’ils sont juste plus épanouis.

Je m’entends, les parents apportent plus de compréhension, une écoute active, on les place au centre de la famille, et on se met à leur échelle. C’est importance qu’on leur donne, ou leur vraie place rétablie diront certains, fait qu’ils ne vivent plus dans la peur de leurs parents, et pour moi le respect est une forme de crainte. Quasiment chaque jour, je me dis, jamais je n’aurais osé parler à mes parents comme ça, même en avoir l’idée, et encore moins la sortir avec cette insouciance !! Les enfants entre 6 et 10 ans se comportent comme des ados, ils font la révolution des statuts familiaux beaucoup plus tôt, ils réclament plus de justice et de droit que nous n’en aurions même jamais rêvé. Genre ma fille, on va chez une amie et elle lui demande "S’il te plaît Marie, je pourrais avoir de l’eau ?" Jusque-là tout va bien, quoi que moi, j’aurais demandé à ma mère de demander à la dame, mais bon j’étais très timide ^^. Mon amie lui dit oui mais finit sa phrase dans notre conversation animée. Et du coup, ma fille insiste "Bon mon verre d’eau ?" Et là ça part en couille, oui tu as demandé comme il faut, oui tu as dit s’il te plaît et tout, tu as fait ta petite fille modèle 5 secondes puis tu perds patience, et puisque t’as sorti les jolies phrases qu’on t’a mises dans la tête, tu te dis que le boulot est fait et hop la nature reprend le dessus… Et là c’est l’échec… Enfin jamais je n’aurais osé parler comme ça, pourquoi ? Le respect était en moi, il suait par tous mes pores, et il venait de la peur. La peur de décevoir, la peur de mal me comporter, la peur d’être déçue de moi-même… Et finalement, la peur du regard désapprobateur de ma mère derrière… Mais, elle a une telle force en elle qu’elle s’en bat les couilles, car elle sait pertinemment que je l’aimerais toujours et que je ne vais pas faire quelque chose d’abominable derrière… Bref, elle ne vit pas dans la peur et tant mieux non ?? Sauf pour des jours comme celui-ci, où je souhaiterais la peur, qu’ils voient la rage dans mes yeux et qu’ils saisissent clairement : « tiens faut pas faire chier maman aujourd’hui !! »

Mais bon, je suis apaisée et mes enfants sont redevenus des amours… Du coup, je vais en profiter pour faire des éclairs au chocolat avec eux :-/ ou pas...

Tant pis pour le boulot, ya la nuit aussi… Je me suis promis de lire le lien sur le burn-out, hein Mélanie… Il faudrait que je m’y mette, demain…

 

Petit traité du comment du pourquoi on veut être soûl à 10h du matin...

              LES NOUVEAUX SAUVAGES

Cette année, tout le monde peut perdre le contrôle. Et ce film à sketchs, produit par les frères Almodovar (El Deseo), nous le raconte avec ses personnages complètement borderline. On sait que l'inégalité, l'injustice et l'exigence auxquelles nous expose le monde où l'on vit, provoquent du stress et des dépressions chez beaucoup de gens. Certains tiennent le coup et certains craquent. Les Nouveaux sauvages est un film sur eux. Vulnérables face à une réalité qui soudain change et devient imprévisible, les héros du film franchissent l'étroite frontière qui sépare la civilisation de la barbarie. Tout est prétextes au pétage de plombs. Certaines séquences sont complètement délirantes. No limit ! On rit beaucoup et on a presque le ressenti d’envier ces personnages qui osent dépasser l’entendement... pour leur propre épanouissement.

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"Il faut avoir une musique en soi pour faire danser le monde". Friedrich Nietzsche

Publié le par Ana Molko

 &quot;Il faut avoir une musique en soi pour faire danser le monde&quot;. Friedrich Nietzsche

Salut salut !!!Comment ça va par chez vous ?? Moi je bosse ! Je m'intéresse aux concours de nouvelles. Il faut savoir que dans ces challenges, vous proposez un récit selon des thèmes ou des contraintes imposés, avant une date limite et en plusieurs exemplaires. Jusque-là tout va bien, mais ce n'est pas ce qui m'a interpellé en premier lieu. Ces jeux ont pour but de valoriser les jeunes auteurs et de les publier dans un magazine ou un recueil de nouvelles. Les organisateurs du concours obtiennent, alors, les droits sur nos écrits, tout au long de la durée de la compétition. C'est-à-dire, que lorsque l'on envoie l'histoire, on ne doit ni l'avoir publié, ni la mettre en ligne et encore moins la vendre en autoédition ou maison d'édition. De ce fait, même si l'on ne remporte pas le concours, et que la durée du jeu dure 2 ans, il nous est interdit de se servir de notre nouvelle...
Bon Ok ce n'est pas la fin du monde hein, pourtant, je trouve cela étonnant. Enfin bref, j'ai été piqué par un concours dont le thème m'a séduite (rebondissements, chiffre 5 et histoire de femme). Aussitôt, je me suis lancée, j’ai cherché un titre en relation avec le chiffre 5. Et très vite, j’ai démarré l’histoire d’une mère et de sa fille harcelées par un groupe d’individus obscurs.

Et seulement après, j'ai consulté les conditions générales et j'ai constaté qu'il n'est accessible QUE pour les résidents de la France métropolitaine. Déception ! C'est mort pour les DOM-TOM. Je me suis trop emballée pour mes personnages et leur vie pour m'arrêter là, alors je poursuis l'écriture. C'est quand même dommage... Heureusement, une âme charitable m'a transmis un lien pour un autre concours qui lui m'est accessible. Il s'agit de s'inspirer de la traduction française des paroles de chansons, et bien sûr plus c'est loufoque mieux c'est :-)



Je vous en reparlerai peut-être plus tard, mais je crois qu'il vaut mieux que ça reste personnel.

Pour Quintessence, j'ai cherché le nombre "cinq" en plusieurs langues pour trouver l'inspiration, notamment en russe, langue qui m'attire en ce moment. Sauf que la traduction donne ça "пять" forcément ça ne m'aide pas pour juger des sonorités ^^. J'ai cherché des mots mystiques, car j'avais plus ou moins l'histoire qui allait avec. Et finalement, Quintessence ou le cinquième élément m'a paru plutôt évident, alors voilà...
Je n'ai écrit que quatre pages, mais j'écris en parallèle une autre nouvelle, je continue ma formation d'écriture créative (Je vais devoir écrire une pièce de théâtre !! Ça promet !) je vais aussi devoir confectionner deux costumes faits mains pour le carnaval de mercredi prochain et faire les soldes, alors ma semaine promet d'être plutôt chargée ^^ Heureusement que les nuits sont là aussi...

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En avant la boulimie chronophage !!

Publié le par Ana Molko

En avant la boulimie chronophage !!

Je passe littéralement mon temps sur mon ordinateur, au détriment de mon mari et de mes enfants qui sont totalement perdus. Je vois dans les yeux de mon cher et tendre qu'il ne voit pas du tout mes nouvelles activités d'un très bon oeil.

Je ne suis pas la seule dans ce cas, les réseaux sociaux influences nos vies depuis quelques années.

Encore une heure de perdue, à "scroller" à l'infini, à passer de profil en profil, de photo en photo. Pourtant, demain, on fera exactement la même chose. Et le surlendemain aussi. En oubliant à chaque fois cette impression qu'on a perdu son temps pour rien.

Les réseaux sociaux tels Twitter, Facebook ou encore MySpace prennent de plus en plus d'importance dans nos vies.

Bien sûr, il y a du positif à leur utilisation.Tout d'abord, on peut se tenir au courant de ce qui se passe dans la vie des gens que l'on fréquente, ou partager notre vécu avec nos amis. Mais aussi, retrouver des amis d’enfance avec qui nous avions perdu contact pour une raison ou pour une autre.

En ce qui me concerne, je suis partie il y a bientôt 11 ans vivre dans mon île paradisiaque à 11000 km de mes soeurs, mon frère, mon père et de tous mes meilleurs amis. Pendant ces 11 années, j'ai eu 2 enfants et je me suis mariée. Quelques étapes importantes non ?

Et bien, partager les photos de ces événements était crucial, même indispensable je dirais.

Partager la vie de mes bébés qui grandissent loin de tous leurs cousins, c'est véritablement un besoin fondamental, surtout qu'on ne rentre que tous les 3 ans.

Les réseaux sociaux font partie de notre vie de tous les jours. Nous écrivons tout sur Facebook; nos humeurs, nos fiertés ou encore nos goûts pour tout.

Combien de fois par jour allons-nous sur Facebook pour voir les dernières actualités de nos amis? J’ai souvent entendu dire autour de moi « viens, on va prendre une photo, après je vais la mettre sur Facebook. » 


Maintenant, pour ce qui est des mauvaises expériences avec les réseaux sociaux, il y a le fait que n’importe qui peut mettre une photo de vous sur Facebook, avec ou sans votre consentement. Il est impossible de prévoir les répercussions de certaines informations partagées sur Internet ou d'avoir un contrôle précis sur ces dernières ou qui pourra les consulter. Est-ce que certaines personnes pourraient être choquées? On perd carrément la notion du bien et du mal comme cette jeune fille qui a filmé sa meilleure amie se faire violer et qui a posté la vidéo sur les réseaux sociaux. (cf lien en bas de l'article)

De nos jours, il est tellement simple et automatique de partager nos pensées tout comme notre vécu sur les réseaux sociaux. Il n'est pas rare de voir des gens au travail ou pendant les pauses naviguer sur Internet pour mettre à jour leur journal et informer tous et chacun des diverses péripéties de la journée.

De plus, avec la venue de la technologie qui est de plus en plus abordable et portative, l'accès à ces réseaux sociaux peut se faire partout et en tout temps.

Plus besoin d'être nécessairement à la maison sur un ordinateur pour parler, échanger ou écrire. Aussi, les espaces offrant des connexions sans fil sont de plus en plus nombreux, nous assurant finalement un lien quasi constant avec le monde virtuel.

 

Personnellement je n'ai pas internet sur mon téléphone, mais il se connecte aux réseaux wifi quand il y en a de disponibles.crédit GABRIEL BARATHIEU

 

Comme sur la plage de l'étang salé, où j'ai fais un camping sauvage pour moncrédit Gabriel BARATHIEU anniversaire. Etre connectée dans un tel endroit est  juste incroyable !!

(crédit photos Gabriel BARATHIEU)

Néanmoins, face à cette facilité nous devons faire attention à ce que nous dévoilons en général sur la toile. Si j'avais publié des photos de personnes en états d'ébriété, cela aurait bien sûr pu leur porter préjudice.

Après tout, il s'agit de notre réputation, de notre futur. Vaut-il la peine de mettre notre vie en péril simplement pour le plaisir de partager une photo swag sur notre mur? Notre identité numérique est de plus en plus importante et une source d'information que les hauts dirigeants commencent à sérieusement prendre en considération. Alors il devient de plus en plus primordial de soigner notre image, que ce soit réelle ou virtuelle, car elles ont désormais tout autant de répercussion l'une que l'autre pour notre avenir. 

Dans un monde de plus en plus individualiste, Twitter, Facebook, YouTube, Google Plus (sur invitation), Linked In ou les blogs, pour ne nommer que ceux-là, permettent de rapprocher les gens, les professionnels, de trouver des fournisseurs ou des clients...

Mais certains se dévoilent tellement qu'ils se retrouvent presque nus sur la Toile. En y pensant bien, avez-vous vraiment besoin de 200, 500 ou de 5000 amis? Car l'amitié, c'est bien plus qu'un visage sur un ordinateur.

Au delà-de cette réflexion sur la société moderne, qui finalement, qu'on le veuille ou non, que cela nous exaspère ou non, évolue toujours plus vite, je voulais insister sur le côté chronophage de nos nouvelles habitudes.

Il ya moins d'un mois, j'avais un compte facebook avec environ 150 amis et je le consultais déjà avec assiduité.

Mais depuis que je me suis lancée dans cette aventure, et surtout depuis que j'ai pris la décision de décrire les coulisses de l'écriture de mon livre, ça a pris des proportions inimaginable.

Je me suis mise à accepter bon nombres d'amis que je ne connaissais pas en relation avec le monde de l'édition au début, puis finalement pas que.

J'ai créé un blog alors que je n'en avais même jamais consulté un, et essayer de lire tout ce que je pouvais sur le web marketing.

J'ai passé des journées entières sur mon ordinateur ou sur mon portable. Je voulais répondre à mes abonnés le plus rapidement possible.

Il fallait que j'avance sur ma nouvelle, la corrige en la passant dans 18 sites en ligne de correction d'orthographe (pour me retrouver avec encore plus de fautes parfois) galérer pour les mettre sous format pdf, puis epub, puis mobi, intégrer des images pour en faire une couverture...

Ecrire des articles sur mon blog, particulièrement quand j'ai vraiment quelque chose sur le coeur et qu'il faut que ça sooorte !!

Voilà, depuis ma décision d'écrire un livre, depuis que j'ai ouvert les vannes, je deviens accro à la sensation que ça me procure de coucher des mots sur une page blanche, virtuelle ou non.

Et grâce à internet, l'interaction est tellement rapide et efficace, que c'est difficile de ne pas en vouloir toujours plus.

Quand j'étais enfant, j'écrivais des lettres à mes cousines (une à 1 km de chez moi, une en Angleterre) et la tradition voulait que j'attende d'avoir une réponse pour envoyer une lettre. Un peu comme pour les textos maintenant, sauf qu'il nous fallait attendre presque un mois entre chaque lettre (vous imaginez l'écart avec notre monde ??).

L'autre jour, je discutais avec ma tante sur Messenger, et on se disait justement que ça facilitait grandement la vie, que ça permettait des relations qui n'auraient même jamais pu se permettre une telle épaisseur sans ça, car là, on peut se parler de façon fluide, chacune chez soit, à 11000 km, et partager des souvenirs, des pensées ou des réflexions sur la société actuelle, comme si on était ensemble... Un véritable échange !

Lorsque l'on poste une phrase sur son mur en 2 secondes on se retrouve avec des notifications de tous les côtés.

Quand on a besoin de verbaliser un max et qu'on à des milliers d'oreilles prêt à vous écouter à n'importe quel moment du jour ou de la nuit, on ne peut que devenir complètement accro !!

Mais je crois vraiment que je dois redresser la barre, et reprendre le contrôle de ma vie. Mon but premier était d'écrire et de voir ce que les gens en pensait.

Au final, je me dis qu'écrire discrètement, qu'écrire chaque jour et me concentrer sur mon travail sans bruit, vaut mieux que ma méthode actuelle.

Je me dis que je dois gesticuler dans tous les sens pour me faire repérer fasse aux géants de l'édition, mais il est évident que j'ai tout fait à l'envers.

Je me voulais sincère et authentique, mais je me rends bien compte que j'ai moi-même été happée par le système et éblouie par la magie des réseaux sociaux. 

J'aurais carrément dû faire une sextape ;-) mais ce qui est valable pour Kim KARSASHIAN ou Paris HILTON, ne marche pas avec Valérie DAMIDO ;-) (ouais, je sais, je suis pas cool, mais au moins là vous saisissez direct message).

Mon chéri, je m'excuse pour tout ce temps passé loin de tes yeux, et je te promets de participer plus à notre vie de famille et à la confection de nos petits dîners.

A moi, fais pas ta pétasse, ressaisis toi et fais les choses plus simplement, de toutes façons t'as toujours été trop bizarre pour épater la galerie, c'est pas parce que facebook, instagram ou overblog te font les yeux doux que tu vas soudainement avoir ton quart d'heure de gloire !! Fais les choses simplement et honnêtement parce que c'est tout ce que tu sais faire, et avance pour toi et non pour les autres.

Avec ça je devrais essayer de retrouver ma vie ! Et toi, t'en es où avec ton scroll ?

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A-T-ON REELLEMENT MARCHE SUR LA LUNE EN 1969 ?

Publié le par Ana Molko

A-T-ON REELLEMENT MARCHE SUR LA LUNE EN 1969 ?

Aujourd'hui, je voudrais vous parler d'éthique, de morale et d'objecteur de conscience. Et je pense que ça va mal se passer, que ça ne va vraiment pas vous plaire... Pourtant, c'est important et je vous en parle comme toujours avec mon coeur.

Attention commençons...

https://www.youtube.com/watch?v=PdnAYSbiVYM

A-T-ON REELLEMENT MARCHE SUR LA LUNE EN 1969 ?

La polémique autour des premiers pas sur la lune a fait rage au début des années 2000, et a perduré depuis. En 1969, nous étions toujours les témoins de la Guerre Froide. Il était très important pour les Etats-Unis de prouver au monde entier, qu'ils allaient botter les fesses de ces Russes sur le terrain de l'avancée technologique, dans la conquête de l'espace. Tellement important, qu'ils auraient été largement prêts à fournir de fausses preuves pour gagner quelques années. L'ont-ils fait, je pense que nous ne le saurons jamais vraiment. Seuls, ceux qui étaient concernés à cette époque ont la clef de l'énigme.


Et c'est bien là ce qui est gênant, on nous donne une information, puis une contre information, toutes deux étayées et relativement stables comme théorie et nous, pauvres petites gens, n'avons pas les moyens d'entrevoir les pistes pour différencier le vrai du faux. Nous sommes totalement manipulables. On passe notre temps à nous dire que l'on nous ment, sans jamais vraiment savoir quand, où, comment, qui...?

J'ai été choquée dernièrement, par un article paru sur le net (cf plus haut), sur la baisse significative du QI en Occident depuis les 4 dernières années. 

Lors de recherches complémentaires, il est ressorti que le QI français moyen est de 98. Il faut savoir qu'en dessous de 90, on parle de déficience mentale. Peut être que ça ne vous inquiète pas, moi si. Quand on a 40 points d'écart avec la moyenne française et que les "masses normatives" vous font croire que vous êtes totalement débile parce que vous n'appréhendez pas le monde comme eux, c'est vraiment dur... Je me suis fait alpaguer sur la diffusion de l'article, car j'avais tagué les mots "idiocratie" "télé" "wifi" "technologie" et "Hanouna". 

Apparemment, ça ne passait pas bien que je mette sur le dos de la télé la baisse de QI et encore moins que j'y associe le mot "idiocratie(en ref au film avec Adam Sandler). Ça m'a profondément boulversé, et ça continue. D'où cet article.

Autrefois, avoir l'esprit journalistique signifiait avoir envie d'être le plus proche possible de la vérité et si possible le premier. Aujourd'hui, on ne jure que par le fric, donc l'audimat, donc le sensationnel. 

Les journalistes engagés politiquement, les journalistes qui veulent démanteler les arnaques des Lobbies ou mettre en lumière les cachoteries des politiciens eux-mêmes, usent d'artifice pour arriver à leur fin.

Prenez Michael Moore, j'avais adoré BOWLING FOR COLUMBINE !!

Mais dans FAHRENHEIT 9/11, on sent qu'il est persuadé d'avoir raison et que pourtant, les sceptiques ne le croiront pas. Alors finalement, quel mal y a-t-il à faire quelques entorses par ci par là pour arriver à ses fins, pour que le publique ouvre les yeux ? En manipulant les faits, les témoignages et au final, notre crédulité :-/ Non merci...

Que la population française tende vers la déficience mentale est une chose qui trouve sa source dans de multiples explications. Mais qui gère tout ça ? Les diplômés d'état et riches fils à papa. Ils sont en haut de l'entonnoir et déversent chaque jour des montagnes d'immondices dans nos bouches et nos oreilles grandes ouvertes. La surconsommation a envahi presque tous les domaines, dont la culture, le divertissement, et même la santé à travers l'alimentation.



Bah oui !! J'ai découvert il y a peu que la viande qui sert à faire les hamburger du MC Do est composée d'AZODICARBONAMIDE, en gros ce qu'il y a dans les tapis de yoga. Dans le Nutella en plus de l'huile de palme, des tonnes de sucres, et de tous les conservateurs E, mais aussi de l'urine de porc... Et là, tu te dis, que nous pauvres gens cons en bouffent sans trop chercher à savoir, c'est une chose, mais le scientifique, qui a fait, je ne sais combien d'années d'études là-haut, pour dire " tiens si on y foutait du tapis à yoga ?? Ça reviendrait pas moins cher en production, non ??" Il a des enfants, de la famille, des neveux des amis... Qui en mangent eux ??? Comment ? Comment ?!?!?!!

Nous pauvres de nous, sommes en bas de l'entonnoir, mais les PDG en haut, n'ont ils plus d'éthique, de morale, de conscience ? Un ptit quelque chose ??

En philo à la fac, on nous bassinait avec ça sur le clonage, sur d'autres faits d'actualité, mais pourtant là, on touche à encore plus concret... Notre bouffe, notre culture... La télé !!

Le PDG de TF1 Gilles Polisson, il a fait Harvard, il a un QI élevé, et il en rien à foutre d'amener tout le monde à la déficience mentale. Ara Aprikian, directeur des programmes depuis 2003, issu de l'IEP (en gros Sciences Po) et diplômé de ENSA (meilleur établissement français en matière d'enseignement de pointe). Il a remis au goût du jour LA ROUE DE LA FORTUNE 2.0 avec Christophe Dechavanne et Victoria la blonde aux gros seins.

J'aimais Christian Morin, je regardais l'émission tous les midi avec tonton Mario !!! <3

Les participants étaient des intellectuels ,ou des hommes et femmes suffisamment cultivés pour avoir le privilège d'être sélectionnés !

Dans la version 2.0, les candidats étaient sélectionnés sur leur stupidité et sur leur propension à faire le show ( Je ne pourrais jamais croire qu'ils soient le reflet de la société actuelle !! )

Vincent Bollore, le directeur du groupe CANAL+, et donc de C8/D8 entre autres, et du groupe Vivendi, est à la tête d'une petite fortune de 7,3 milliard d'euros en 2016 ("et t'as vu Mimi, même quand on joue à ce qu'on ferai t de nos millions si on gagnait au loto, on ne va même pas si loin, jamais !!").

Lui, il est peut-être con, bon, il a un DESS et un doctorat, mais il s'est surtout fait sur la réputation de sa famille (à 18 ans, il intègre un premier job bien placé, à 23, il est directeur adjoint de la Compagnie Financière des Rothschild, sil vous plaît, car amis de la famille...).

Il est à l'origine de la programmation de TPMP qui fait tant polémique.

Le grand Journal en face est arrêté, car il ne trouve plus sa part de marché. Ma théorie, de moins en moins de gens regarde la télé, blasés. Du coup, les parts de marché sont centrées sur la meilleure partie de la population, la fleur de la fleur !! 

Non, mais arrêtez avec vos "Faut pas tirer sur les émissions de divertissement ! Ce n'est pas ça qui nous rend plus cons !! " Sérieux, Nabila en chroniqueuse, vous ne croyez pas qu'on cherche à monter le niveau, là ?? Vous êtes manipulables à quel point ?

Vous êtes accro, c'est normal, c'est tout ce que l'on vous demande, on cherche à vous injecter l'addiction droite dans vos veines...

1,5 millions, chaque soir à la regarder, aucune émission intelligente ne tient le coup en face... Comment trouver sa place ? Faire dans le plus lourd, plus bête... Le bon gros gras populisme, allons voter notre Trump français et retournons au bon vieux temps où les noirs et les blancs prenaient des bus différents, allaient dans des écoles différentes... MALHEUR, je suis athée et c'est vraiment malheureux, car sinon, franchement, je prierais pour nous...


Il y a 15 ans une émission de la 5, ARRET SUR IMAGE décortiquait la télé (pour de vrai). L'équipe des présentateurs évoquait le LOFT STORY, consternée par la connerie du publique. Mais ils disaient que la télé est le reflet de la société.     

Les grands dirigeants qui choisissent les programmes avilissants, les choisissent car la demande est élevée.

C'est comme pour les fourrures, tant qu'il y aura des clients, de la demande, on continuera de tuer des pauvres petites bêtes pour embellir vos parkas !!

Ceux qui en ont marre des programmes débiles arrêtent de regarder la télé, du coup, ils ne rentrent plus en compte dans l'audimat.

C'est le serpent qui se mord la queue...

On peut donc se demander s'il n'y a pas non plus la nécessité d'intégrer l'éthique dans les décisions relatives au choix des programme TV, tout comme en science, ou en médecine. Car les conséquences des actes de ceux qui décident tirent la population vers le bas et l'amène à réclamer encore plus lourd plus gras... C'est sans fin...


Merci de m'avoir écouté pour ceux qui sont arrivés jusqu'au bout, la prochaine fois, ce sera plus léger et plus fun, mais là, j'avais besoin...

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Les attentes insoumises

Publié le par Ana Molko

Les attentes insoumises

"Récit étonnant, avec un style très personnel, rapide, même s'il dérape parfois dans la métaphore et la description à la limite de la complaisance.Mais ça reste du bon boulot, un vrai travail d'auteur, malgré des choix de police un peu baroques.
Qu'en pensez-vous ?"Commentaire de mon conseiller littéraire.

Lors de l'écriture de cette nouvelle, mes deux loupiots étaient en vacances (à la Réunion, nous avons droit à 6 semaines étalées sur décembre et janvier). Et je n'ai pas pu avancer comme je le désirais. 

Comme je suis tarée souvent, j'entends dans ma tête la voix off de ma propre série (si tu vois, comme Meredith dans Grey's Anatomy) du genre "Mère au foyer débordée, Ana s’était donnée pour but de se réinventer en renouant avec ses amours de jeunesse. En tant que femme mariée et inexorablement fidèle, il n’était pas question de retrouver un flirt passé. À 30 ans bien tassés, au bord de la dépression nerveuse, la jeune femme essayait tant bien que mal de garder un pied dans le monde des adultes. Elle avait quitté son activité professionnelle pour se consacrer à ses deux enfants chéris. Mais bien vite, sa vie, qui filait d’habitude à 200 à l’heure, lui sembla bien fade. Lors d’une sortie entre copines dans un bar, elle s’était même entendu répondre : « Rien » à la question banale : « Et toi, qu’est-ce que tu ne fais dans la vie ?». Sur ce point, il y eut comme un malaise. Après la lecture d’un ouvrage sur le développement personnel, elle s’était rendu compte 
qu'une stimulation intellectuelle lui était plus que nécessaire. Un temps, elle s’était cherchée dans divers domaines. Finalement, elle prit la décision de se tourner vers ce qui l’animait dans la période la plus créative de sa vie : l’écriture. Elle en avait parlé autour d’elle, et les réactions étaient assez encourageantes. Elle se targuait de faire une crise de la quarantaine à 32 ans, juste pour ne pas faire comme tout le monde. Une fois sa décision ébruitée, plus question de faire marche arrière. Il fallait passer à l’action. "... Bref enfin, tu vois quoi.


 

Les attentes insoumises

Et bein quand j'écris, c'est pareil, y a une voix qui dicte ce que je dois écrire. Comme un auteur d'un autre temps, ou d'un univers parallèle qui chercherait à faire carrière chez nous par le biais de l'écriture automatique :-). Il me chuchote à l’oreille le prochain mot à écrire. Je découvre alors mon propre récit, je m'étonne de chaque rebondissement, et ris de chaque situation cocasse, comme si j'essayais de s’immiscer dans l’univers d’une personne étrangère.

Mais pendant ces vacances, le niveau sonore était assez élevé à la maison, et je n'ai pas réussi à entendre correctement la petite voix dans ma tête, et je trouve que ça se ressent grandement. Les passages fluides se succèdent, mais entrecoupés de passages plus hachurés. On constate alors que l'écriture a été forcée, qu'on en a arraché les mots sous la force et du coup, c'est particulièrement gênant voir douloureux pour le lecteur. C'est très décevant pour moi !!! En général, je finis ma séance de « création », qui finalement n’en était pas une, quand j'ai le pressentiment que la coupe, pleine, a suffisamment dégorgé. Ensuite, vient le temps de la relecture. Mais cette fois, j'étais interrompu 10 ou 12 fois par des "Je peux avoir un sirop de menthe si teu plé maman ???"  "Maman Dada ne veut pas me rendre ma couronne !!" "Maman, je veux faire caca, tu veux bien venir avec moi ?" Et tous les pleurs quand ils se sont faits mal ou qu'ils se disputent... Bref, mon travail n'a pas été de tout repos et ma relecture assez compliquée... C'est pourquoi j'ai mis deux mois pour écrire 20 petites pages. Et à force de lire et lire et relire les mêmes phrases et les mêmes mots dans un brouhaha informe, on finit par ne plus rien discerner. Ni les fautes, ni les coquilles, ni les lourdeurs.

 

Les attentes insoumises

Je suis carrément dégoûtée, car dans le lien que j'ai partagé à tous ceux qui désiraient lire ma nouvelle, il y a avait même un passage écrit en double :-/ ça fait super crédible comme ça... Enfin, je suis tombée sur cet article qui m'a vraiment remontée ;-)

 

 

J'ai également posté ma nouvelle (avec ses coquilles et son passage en double) sur le site LIRE EN LIGNE (lien juste ci-dessous), et bien sûre poussée par mon côté foufou (quoi que je sois sûre que plein de gens font ça), j'ai voulu ajouter un super commentaire pour motiver les visiteurs du site à la lire (bein oui, sinon pourquoi la mienne, plutôt qu'une autre ?). Et comme on ne demandait pas d'adresse mail, je me suis dit que le commentaire serait anonyme.

Que nenni !!! Le commentaire portait bien mon nom, comme ma nouvelle, pour bien faire le lien, le commentaire était super pourri " super nouvelle !! J'adhère, vivement la prochaine, je la lirai avec plaisir !" Et en plus avec des fautes... Donc j'ai essayé de le supprimer, mais non, on ne pouvait pas, alors j'ai cliqué sur "signaler un abus" et j'ai laissé un message aux administrateurs pour leur expliquer que je souhaitais qu'on le retire puisque ça n'avait pas l'effet escompté... Laisse tomber, ils ont dû bien rigoler, VDM

Bref ! J'ai supprimé la nouvelle, je l'ai corrigé et je l'ai re posté !! Ni vu ni connu, jt'embrouille ! Quoi, sauf pour les administrateurs, eux, ils m'ont catalogué comme l'illuminée complètement idiote...

Les attentes insoumises

Une nouvelle peut toujours être améliorée, le travail de l'écrivain n'est jamais vraiment terminé. Aussi, je vais prendre le temps de la lisser, d'arrondir les passages hachurés ou indigestes, et raccourcir certaines descriptions qui alourdissent le rythme et qui ne sont pas indispensables. Je vais fignoler cette nouvelle, comme beaucoup d'autres avec le temps, mais je pense que le recul est nécessaire pour mieux encore en cibler les points faibles, et surtout être plus à même de les retoucher.

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